jeudi 3 juillet 2008

Here is a picture letter for you and me # 48


Bonjour! Bonsoir! Un délicieux banc de parc déserté par les amoureux, un banc de parc qui parle: Hé oui c'est moi! "assisez vous", l'invitation est belle on se demande qui dans le zoo montréalais a eu l'idée d'inscrire ça. On y espère une muse sur ce banc de parc, un flirt peut être, parfois au matin on peux y voir un fêtard qui répond à l'invitation. Il s'assois sur le banc enrobé de rosée et pense à sa nuit d'ébrêché, d'écorché, à qui se confier sinon à ce banc qui vous accueille sans demandez un sous. Le banc c'est le dernier compagnon, le dernier chum qui reste après les nuits d'enfer. Parfois on s'étend dessus comme sur une maîtresse qui soupire sous les caresses. Un gars chaud ça regarde pas sur qui ou sur quoi ça couche, les vapeurs la voile et le banc un beau threesome, pourtant le banc vous trompe parfois il accueille d'autre fesses plus gaillardes qui font du jogging aux petites heures, ça reprend son souffle pendant que l'autre en est à bout. Quoi dire d'un banc anonyme qui attend? On s'y repose quand on est vieux quand nos jambes ne répondent plus à l'appel, parfois l'écureuil le pigeon la mouette y passent pour une miette, étrangement quand on s'assois sur un banc c'est comme si on en devenait propriétaire. Personne n'ose venir s'asseoir à vos côtés. Le promeneur a de ces privautés de ces royautés dans le domaine public et le banc attend patient... On y encoche des initiales, des coeurs, des insultes et le banc ne dis rien il est patient je vous l'ai dis, des messages déchirant d'amoureux transis aux insultes pornographiques de l'adolescent révolté. Il y a de tout pour tout les goûts on espère un message pour nous. C'est aussi discret un banc ça s'impose pas c'est là quand vous en avez besoin. Vous pouvez lui confier vos peines et vos misères il n'en diras mots à personne, on crois souvent que les gens parlent seul sur un banc mais c'est lui l'ami. Toujours le banc est acceuillant mais faites attention parfois on lui refait une beauté et vous risquez de vous retrouver avec le dos et l'arrière train barrés. Un banc bien ancré dans la cité, un banc à souvenirs qui rappelle des époques de ciment, d'asphalte, un banc à l'ombre pour apprécier la fraîcheur de la brise du moment. Un banc à surprise sur qui est assis un vieil ami perdus de vue qui vous fait un sourire et on se demande c'est qui? Un banc refuge ou on se rappelle la chanson de Brassens "Les amoureux qui se bécottent sur un banc public, banc public..." Si jamais vous passez par le centre-sud vous risquez de me voir assis sur mon banc, n'hésitez pas a venir me tenir compagnie on auras une conversation à trois, vous, le banc, et moi... Merci d'avoir lu jusqu'ici!!! À la semaine prochaine prochaine je l'espère!!!!


Benchie Bernie

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Tout est parfait, un bijou…
Poesis