jeudi 22 novembre 2007

Here is a picture letter for you and me #3


Les femmes des membres du parti
arrivent en mustang
un ouvrier dans le coffre
étranglé avec sa médaille

Denis Vanier

Bein oui! Regardez l'image avant de lire. Cette semaine je vous emmène dans une ruelle du quartier gay la ruelle Sainte-Rose. Inquiétez vous pas on feras pas de cochonneries... C'est juste pour vous parler du dernier poète maudit qui hante maintenant la rue Ontario. Non Vanier étais pas gentil et c'est quelqu'un qui a tout essayé on peut dire qu'il en est mort. C'était un chien sale à la poésie assassine sinon une poésie d'assassin. Je vous conseille son oeuvres poétiques chez V.L.B. c'est loin de la poésie sirop de calmant qu'on lis trop souvent ces jours ci, c'est juste des mots mais des mots qui poignardent la bonne conscience qui tuent le confort. Vanier a produit une oeuvre forte entouré d'ennemis lui qui disait dans le film des frères Gagné intitulé Ton père est un bum, "Il n'y a plus de cause" on pense a Rebel witout a cause. Rue Ontario c'est pas le Hollywood chromé de James Dean c'est la misère des petites tavernes, les shylocks, les putes quand on y passe on regarde sans voir parfois même on se prend a espérer croiser Vanier au détour d'une ruelle. Un Vanier bein saoul bein gelé qui nous crisserait une bonne volée pour prendre les quatre trente sous qu'on a dans les poches. On peux dire de Vanier qu'il était un poète de la "belle époque" de la contre-culture. Aujourd'hui on en a que pour la culture de masse, personne ne s'oppose plus à rien, on accepte le monde comme il est. Y'en a encore quelques un qui bouffent du curé mais ça frôle l'insignifiance on frappe pas quelqu'un qui est à terre. Combien d'aspirant à la prêtrise plein de ressentiment qui n'ont pu y accéder vu leurs orientations sexuelles. Vous voyez ça se recoupe on reviens dans le village. Non, Vanier n'était pas un prêtre bien que je l'aurais vus officier à une messe noire. Vanier est mort d'un cancer de la gorge, mort horrible pour un homme de mots. Je crois même qu'il avait hâte d'en finir de sa vie de "patachon". Vanier c'est mon quartier, comme les femmes qui s'engueulent pour des questions d'argent, comme les petits gars qui volent quand ils sont restés dehors trop longtemps, comme les gay vulgaire qui se frenchent à pleine bouches, comme la misère qui nous hante tous... Un petit peu trop poétique mon affaire cette semaine. Je regrette pour ceux qui pensaient à une newsletter franchouillarde mais comme je suis planté ici aussi bien faire avec...

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Texte "top" niveau comme dirait nos amis sportifs de l'hexagone. Et comme tu en doute j'aime bien le format "blog".